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Mission Maîtrise d’œuvre complète — ERP de type N
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Phase 01 sur 06

Étude de faisabilité

Le local peut-il accueillir le projet ? À quel coût, dans quel délai, sous quelles contraintes réglementaires ? On répond avant d'engager quoi que ce soit.

Durée
2 à 4 semaines
Livrables
5

Vous avez trouvé un local. Peut-être avez-vous déjà signé le bail, peut-être hésitez-vous encore entre deux adresses. Dans les deux cas la question est la même : ce lieu peut-il accueillir votre projet, à quel coût, dans quel délai, et sous quelles contraintes réglementaires ? L’étude de faisabilité y répond avant que vous n’engagiez quoi que ce soit. Elle demande deux à quatre semaines. C’est la phase la moins coûteuse du projet, et celle qui décide de toutes les autres.

Ce que je vais vérifier sur place

Je commence par le relevé. Dimensions réelles, hauteur sous plafond, position des poteaux et des murs porteurs, niveau du sol, état de la structure. Un plan de commercialisation n’est pas un relevé : les surfaces annoncées dans une annonce se révèlent régulièrement différentes des surfaces mesurées, et ce sont les secondes qui déterminent votre capacité en couverts.

Vient ensuite l’existant technique, qui est le vrai sujet. Où arrive l’eau, en quel diamètre. Où part l’évacuation, à quelle profondeur, avec quelle pente disponible. Quelle puissance électrique est souscrite et quelle puissance le tableau peut recevoir. Y a-t-il une arrivée de gaz, et si oui dans quelles conditions de ventilation. Et surtout : par où sort l’air extrait de la cuisine.

Je regarde enfin ce qui relève du cadre. Un restaurant est un établissement recevant du public de type N, ce qui engage des règles précises de dégagements, de sorties, de résistance au feu et d’accessibilité. Je détermine l’effectif que le local peut recevoir, la catégorie qui en découle, et le régime d’autorisation applicable aux travaux envisagés. Je lis le bail — la destination des lieux, les travaux autorisés, ce qui reste à la charge du bailleur. Quand le local est en copropriété, je regarde ce que le règlement permet, car une extraction en façade ou en toiture ne dépend pas seulement de la technique.

Ce qui bloque le plus souvent

L’extraction. Loin devant tout le reste. Une cuisine professionnelle produit de l’air chargé de graisses et de chaleur qu’il faut extraire, filtrer, et rejeter à un endroit qui ne gêne ni les voisins ni le bâtiment. Sortir en toiture suppose un passage vertical continu à travers des étages qui ne vous appartiennent pas. Sortir en façade suppose une hauteur de rejet et une distance aux ouvertures qui ne sont presque jamais réunies en centre-ville. C’est très fréquemment ce point, et lui seul, qui décide si un local peut devenir un restaurant.

Il ne le décide pas toujours dans le sens qu’on croit. Sur l’espace traiteur d’un siège social — trente-cinq mètres carrés, trois mois de travaux — la configuration de l’immeuble interdisait toute création d’extraction vers l’extérieur. Le projet n’a pas été abandonné : il a été conçu autour de cette contrainte, avec des équipements qui ne demandent pas de rejet extérieur et une offre calibrée sur ce que ces équipements savent faire. Ce qui devait être un obstacle est devenu une donnée d’entrée. Mais cela n’était possible que parce que la contrainte était connue avant la conception, et non découverte pendant le chantier.

Le deuxième blocage est électrique. Une cuisine professionnelle demande une puissance sans rapport avec celle d’un commerce ordinaire, et le renforcement d’un branchement dépend du réseau de la rue autant que du tableau : c’est un délai que vous ne maîtrisez pas et qui peut dépasser celui des travaux eux-mêmes. Le troisième est la hauteur sous plafond. Il faut loger au-dessus des têtes la ventilation, l’extraction, l’éclairage et parfois la climatisation ; quand la hauteur disponible est juste, ce sont les faux plafonds, donc l’ambiance de la salle, qui paient la facture.

Viennent ensuite les évacuations trop hautes ou mal placées, les murs porteurs qu’on ne peut pas ouvrir sans étude de structure, les dégagements insuffisants qui plafonnent l’effectif — et donc le chiffre d’affaires possible — bien en dessous de ce que la surface laissait espérer.

Ce que vous recevez

À l’issue de la phase, cinq pièces. Les premiers plans d’implantation, qui montrent comment le programme tient dans le local : salle, cuisine, réserves, locaux du personnel, circulations. Un estimatif de l’enveloppe travaux, poste par poste, à ce stade en ordre de grandeur assumé comme tel. Un planning prévisionnel qui distingue le temps d’études, le temps d’instruction administrative et le temps de chantier. Un cadrage réglementaire ERP, qui pose l’effectif, la catégorie et les autorisations à obtenir. Et un avis sur la capacité du local à recevoir le projet.

Cet avis est écrit, argumenté, et il peut être négatif. C’est même sa principale utilité.

Ce que la conception ne peut pas rattraper

Une conception qui démarre sans faisabilité travaille sur des hypothèses. Elle dessine une cuisine dont on ignore si l’air pourra sortir, une salle dont on ignore si l’effectif sera autorisé, un budget dont on ignore s’il tient. Ces hypothèses ne se vérifient pas au bureau : elles se vérifient sur le chantier, au pire moment, quand les entreprises sont commandées et le loyer commencé.

Une faisabilité peut conclure que le local ne convient pas. C’est un résultat, pas un échec. Elle coûte alors le prix de deux à quatre semaines d’études, contre celui d’un bail de neuf ans signé sur un local qui ne passera jamais en commission de sécurité. Quand elle conclut que le projet tient, la phase suivante commence sur des bases vérifiées : c’est la conception qui détaille les plans jusqu’à les rendre constructibles.

01

Ce que vous recevez.

  1. 01 Premiers plans d'implantation
  2. 02 Estimatif de l'enveloppe travaux
  3. 03 Planning prévisionnel
  4. 04 Cadrage réglementaire ERP
  5. 05 Avis sur la capacité du local
02

Sur le terrain.

03

Questions fréquentes.

Faut-il avoir signé le bail avant l’étude de faisabilité ?
Non, et c’est même préférable de ne pas l’avoir signé. L’étude sert précisément à savoir si le local peut recevoir votre projet. La faire avant l’engagement vous laisse la possibilité de renoncer, ou de négocier le bail en connaissance des travaux à réaliser.
Combien de temps prend une étude de faisabilité ?
Deux à quatre semaines. Le délai dépend de l’accès au local, de la disponibilité des documents — bail, règlement de copropriété, plans existants — et des vérifications à mener auprès des concessionnaires, notamment sur la puissance électrique disponible.
Que se passe-t-il si l’étude conclut que le local ne convient pas ?
Vous recevez un avis écrit et argumenté, qui expose ce qui bloque et si un contournement existe. C’est le résultat le plus utile que l’étude puisse produire : il vous évite d’engager un bail et des travaux sur un local qui ne pourra pas ouvrir.

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